Ce qui m’arriva inspiré par Bouddha

Histoire inspirée de la légende de Lam Tchoung qui balayait la cour du temple, seule chose qu’il était à ce moment là capable de faire. [CF La Voie Joyeuse p 49-50]

Ce qui m’arrivait . Au plus profond de mon burnout, je réalisai que je m’étais des années durant éloigné des enseignements de la Tradition orale Gandèn, croyant bien faire pour ne me consacrer exclusivement à l’enseignement du cours que mes supérieurs m’avaient confiés depuis des années.  Les circonstances ont fait que le cours que j’animais s’est arrêté faute de participants. Alors, comme Lam Tchoung je fus très malheureux au plus profonde de mon burnout. Non seulement j’avais quitté les enseignements que j’étais sensé suivre, mais de plus maintenant je n’avais plus le cours que j’affectionnais et pour lequel j’investissais toute mon énergie.

Découragé et pleurant sur mon sort misérable par le pouvoir de sa clairvoyance, Bouddha me vint en aide. Puisque j’étais absolument incapable de me concentrer sur unes pratique ou un texte du dharma, il m’incita à rouler des mantras, chose que je fais avec beaucoup de plaisir. Ce faisant je me suis progressivement rapproché des bouddhas compatissants et j’ai pu progressivement guérir de ce cauchemar. c’est ce que je fais tant que je n’ai pas la capacité de faire d’autres pratiques et je vais progressivement de mieux en mieux.

[les mantras sont des prières sous forme de bandes de papier, roulées comme ci-dessus et qui servent à remplir les statues avant de les bénir]

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La parole est d’argent, mais le silence est d’or.

La parole est d’argent, mais le silence est dehors.

Quand on dit la parole est d’argent, mais le silence est d’or. Cela se réfère à ce silence que chacun a besoin dans un moment de son existence pour retrouver ses repères, son orientation, une bonne décision.

Où cela devient difficile c’est que l’on attend naturellement ce silence autours de nous, dehors, à l’extérieur de nous. Mais comment atteindre ce silence si notre esprit perturbé par mille et une choses n’arrête pas de bavarder et de nous brouiller par des suggestions le plus souvent trompeuses, parce que provenant de notre auto-préoccupation, de notre ego.

Le silence intérieur de notre esprit est effectivement présent lorsque les vagues de l’océan de nos perturbations mentales se calment enfin. Cela se passe lorsque, lâchant prise, cessant de tout vouloir contrôler, nous laissons la place à notre vrai SOI la possibilité de s’exprimer puis d’écouter ses conseils de sagesse. en méditant simplement sur sa propre respiration cela devient possible, même certain.

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Comment pratiquer la perfection de la patience

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AVIS IMPORTANT !

À mes bien chères lectrices et chers lecteurs qui suivez régulièrement ou occasionnellement mon blog, je vous prie de prendre patience car momentanément pour des raisons de santé je ne peux assurer la qualité que je souhaiterais vous offrir dans mes articles. Karmiquement, mon esprit me joue des tours, eh oui !

D’ici deux à trois semaines si possible, je reprendrai avec un grand plaisir le partage de nouvelles découvertes du dharma avec vous. Merci de votre fidélité et de votre compréhension. À bientôt …

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Miroir sans tain

Avez-vous jamais fait l’expérience d’être devant un miroir sans tain? Pour ma part, je me suis souvenu d’un rêve vécu la nuit passée et pour le moins très étrange.

Tout le monde sait que lorsque nous voyons une bougie allumée devant nous, celle-ci provoque une image sensorielle dans une partie bien précise de notre cerveau mais il n’y a pas de bougie allumée dans notre tête !!! À son tour l’image de la bougie est perçue par notre esprit, seul capable de percevoir et de connaître les objets et les phénomènes.

Alors que j’observais attentivement le miroir en question, à ma grande stupeur, au lieu de voir une image de moi-même avec tous ses défauts que seul le miroir du dharma peut refléter, je ne voyais de l’autre côté du miroir que des objets et des personnages aux contours floutés, méconnaissables et difficilement interprétables. Ces mêmes personnages parlaient de manière totalement incompréhensible, de façon inintelligible. Qu’est-ce que tout ce charabia veut dire? Comment comprendre ce qui m’arrive, me suis-je dit?

Mais plongé l’obscurité de mon esprit dans les ténèbres de l’océan de mon samsara j’étais bien incapable de voir ne serait-ce qu’une image de mon propre esprit afin de pouvoir m’accrocher à quelque chose de tangible et me permettant de m’orienter dans ce naufrage cauchemardesque.

Alors que mes forces semblaient m’abandonner, seul envers et contre tous, comme un éclair immense, embrasant le ciel dans son entier. La voix de mon Guide Spirituel se fit entendre et m’invita à répéter après lui la requête suivante:

Tu es le Gourou, Tu es le Ydam
Tu es le Daka et le Protecteur du Dharma
À partir de maintenant, et jusqu’à ce que j’atteigne l’illumination, Je ne chercherai pas d’autre refuge que toi!
Dans cette vie, dans le bardo et jusqu’à la fin de mes vies,
Tiens-moi s’il te plaît avec la crochet de ta Compassion!
Délivre-moi des peurs du samsara et de la paix
Accorde-moi tous les accomplissements,
Sois constamment mon compagnon,
Et protège-moi de tous les obstacles.

Tirée de la Sadhana bénie de l’Offrande au Guide Spirituel du VGL] depuis je la répète sans discontinuer comme un mantra en espérant ma guérison spirituelle et de celle de tous les êtres sensibles dans la même situation que moi puissent en bénéficier.

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Burnout et dharma

Après un cauchemar de plusieurs nuits et des jours insensés, je rassemble  les quelques éléments susceptibles de d’étayer ma compréhension de tout ce que cet épisode de ma vie m’a à ce point écorché vif.

Dharmarakshita dit dans la La roue des armes aiguisées que si nous éprouvons maintenant des troubles mentaux cela vient du fait que dans le passé nous avons dérangé l’esprit des autres, et que la cause principale de toute maladie physique douloureuse dont nous faisons l’expérience est une action négative similaire que nous avons commise dans le passé [citat. La voie Joyeuse : Le Karma p. 260 de Guéshé Kelsang  Gyatso]. Seul Bouddha peut voir la relation exacte qui existe entre les actions et leurs effets.

Bouddha dit encore [page 265 du même livre] : Une action n’est jamais perdue. Les actions des êtres vivants ne sont jamais perdues, bien que des centaines d’éons puissent passer avant qu’ils ne fassent l’expérience de leurs effets. Les actions ne peuvent pas simplement disparaître et nous ne pouvons pas les donner à quelqu’un d’autre, évitant ainsi nos responsabilités. La seule manière de détruire les potentialités négatives est de pratiquer la purification des quatre pouvoirs d’opposition (déjà mentionnés dans un autre article).

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Alors j’en viens au rêve de la nuit passée. Habité par les tourments de mon esprit malmené par les vagues du samsara, je me suis échoué sur une île à la fois magnifique et sinistre. À la recherche de quelque nourriture, je pénétré à l’intérieur de la végétation luxuriante. À ma grande stupeur, je me suis trouvé face à une bête répugnante et menaçante qui s’approchait de moi. Celle-ci avait plusieurs têtes les unes plus menaçantes que les autres cherchant visiblement à me mordre. Soudain, je me suis souvenu cette histoire de la mythologie grecque “les 12 travaux d’Héraclès”. Pour sa seconde épreuve il devait débarrasser la population d’une bête terrifiante qui répand un venin toxique et possède d’innombrables têtes qui repoussent sitôt tranchées. Heureusement sur l’idée de de son neveux Iolas, Ensemble nous trouvons la solution qui consiste à cautériser par le feu chaque coupure afin que l es têtes ne repoussent pas. À partir de ce moment les deux hommes joignent leurs forces : Héraclès s’arme d’une serpe d’or et tranche de sa force légendaire les innombrables têtes tandis que son neveu cautérise de ses tisons les chairs ensanglantées évitant ainsi qu’elles se régénèrent.

L’interprétation de ce rêve est révélatrice de l’état d’esprit dans lequel je me trouve actuellement.  Mes principales perturbations mentales racine actuellement très virulentes m’assaillent de toutes parts cherchant à me déstabiliser, l’hydre qui les personnifient cherche par tous les moyens à me supprimer par ses poisons. Redoublant de vigueur je m’évertue à couper des têtes et des têtes sans grands succès. Mais grâce à mon estime sans limite en Dorjé Shugden mon protecteur, qui sec manifeste par le feu de Iolas, symbolisant la foi, cautérise les coupures infâmes de façon définitive. Me permettant de terrasser l’ignoble et terrifiante bête qui ne sont que mes perturbations mentales.

Et voici la ma requête :

Je t’adresse ma requête, Bouddha Shakyamouni,
Dont le corps provient d’innombrables vertus,
Dont la parole exauce les espoirs des mortels,
Dont l’esprit voit clairement tout ce qui existe.
Je t’adresse ma requête, mon bon et précieux enseignant,
Prends soin de ceux dont l’esprit est incontrôlé,
Indomptés par tous les bouddhas précédents,
Comme s’ils étaient des disciples fortunés
[La Voie Joyeuse de Ghéshé Kelsang Gyatso, pages 96-97]

Puisse la souffrance et la douleur que je traverse en faisant cette expérience être la cause profonde de la purification du karma de tous ceux qui sont confrontés au marasmes de leur esprit torturé par l’hydre qui les habite

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burnout, a few days later

La nuit passée, j’ai fait un rêve étrange. j’étais dans un paysage urbain complétement dévasté. j’avais pourtant le sentiment d’être dans un endroit très familier. Les objets, ou ce qu’il en restait me rappelaient leur fonction et leur rôle dans ma vie. À quatre pattes, à même la terre boueuse et détrempée par le passage du tsunami, je fouillait de mes mains les décombres, à la recherche de ce qui pouvait encore être utile et fonctionnel. Avec consternation, je réalisai que peu de choses avaient résisté  à la force des éléments.

Alors me vint à l’esprit les paroles de Bouddha : “Tout ce qui sera rassemblé, sera finalement dispersé”. Ainsi mon attachement à ces objets matériels aurait tant voulu qu’ils soient encore intactes afin que je puisse  toujours encore en profiter … mais à quoi bon finalement, ce ne sont que des objets sans valeur pour mon esprit qui, tôt ou tard devra y renoncer. Je devais pratiquer le renoncement tout simplement.

Acceptant, mon désappointement et mon incapacité à reconstruire ce qui avait été détruit, je levai les yeux pour percevoir plus loin ce qui m’entourait. c’est alors que j’ai eu une sensation étrange et inconfortable qui, d’une certaine manière, me rappelait une autre citation de Bouddha “Voir nos actes dans le miroir du dharma”. Tout autour de moi, plus ou moins rapprochées se tenaient debout des silhouettes complétement translucides! Elles ne reflétaient aucune image. À travers elles je pouvais voir le paysage derrière elles aux alentours. Cette vision me glaça le dos. Alors la question me vint : “Comment puis-je apprendre de mes actes passés, si abominables soient-ils, si je ne vois même pas à quoi ils ressemblent???? À la fois j’étais entouré de personnes soit disant familières, puisque création de mon esprit et d’autre part d’être absolument seul, seul au milieu d’un paysage apocalyptique où tout me paraissait si étrange et si étranger à ma vie.

Après avoir médité ce matin sur ce rêve si étrange, en regardant la statue de Vajrasattva juste devant moi sur mon bureau, j’entendis au fond de mon cœur ses paroles : “Je suis Vajrasattava, mais également une émanation de ton Guide spirituel. Alors aie confiance en moi et prends refuge constamment en les Trois Joyaux et tout ira mieux.

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